jeudi 29 novembre 2007
Jeudi 29 novembre 2007 : Encore un séisme !
La secousse cet après-midi était particulièrement longue. Selon la responsable de l'observatoire du Morne des Cadets il aurait été enregistré par le sismographe pendant 25 minutes, mais les martiniquais l'on senti environ deux minutes.
Elle a profondément marqué les martiniquais. Dans les écoles beaucoup d'enfants ont été choqués, ont fait des crises d'asthme et se sont évanouis. Certaies personnes ont été bléssées. Une femme au Marin est décédée.
Sur le plan matériel, des chutes d'objets et des bâtiment fragilisés, certains bâtiments ont été plus ou moins touchés. Des murs se sont écroulés.
En tout état de cause, il est temps d'avoir une vraie culture du risque à la Martinique. Avoir une culture du risque c'est aussi former les personnels en contact avec le public au secourisme (professeurs, fonctionnaire des collectivités, employés de crèche etc...) . L'information ne suffit pas, il faut agir afin de pouvoir répondre à des situations concrètes :
Plusieurs questions ont émergé :
Comment gérer les enfants qui font des crises d'asthme lorsque l'infirmière est absente et que les professeurs n'ont AUCUN matériel pour faire face ? Comment gérer les blessés lorsque l'on n'a pas de trousse de secours dans les établissements privés et publics ?
Comment gérer les paniques lorsque les classes sont surchargées ?
Comment réguler les flux sur les routes qui empêchent les secours de circuler ?
Comment communiquer lorsque la sécurité civile n'a pas de système de communication par satellite sérieux?
Toutes ces questions montrent bien que les martiniquais sont mal préparés et que l'on pense trop souvent le risque comme un hypothétique avenir.
A quand les vrais progrès et une implication dans le concret des autorités responsables de la sécurité. Le risque doit être pensé au présent. Après les séismes du 28 et du 29 novembre, on espère que des mesures seront prises pour améliorer la prise en charge des personnes et la coordination des autorités responsables de la sécurité civile.
Marie-Line Boulogne
mercredi 28 novembre 2007
Martinique : séisme de force 4,9 sur l'échelle de richter.
Il s'agit du troisième séisme de force 4 ressenti par les populations en un mois. Les réactions dans les écoles et chez les privés à la Martinique sont ahurissantes.
Au couvent de Cluny, six classes sont en étude lorsque le séisme a lieu. une surveillante surveillent trois classes ! Hallucinant lorsque l'on sait que ce que les parents payent au couvent, c'est surtout l'encadrement des personnels non enseignants !
Les élèves sont livrées à elles-mêmes et ne savent pas quoi faire. Le personnel non enseignant est-il formé aux évacuations ? Est-il normal que les classes soient livrées à elles-mêmes ?
Les enfants restent sur le balcon attendant des consignes qui ne viennent pas. D'autres classes au couvent ont évacué correctement par des personnes consciencieuses. Les surveillantes semblent croire à un exercice alors que c'est un véritable séisme... Une vraie pagaille.
Au Lycée de Bellevue plusieurs enseignants ont refusé de faire les élèves évacuer sous prétexte qu'ils n'avaient pas senti la secousse, alors même que les élèves leur avaient signalé le tremblement de terre. D'autres enseignants ont senti la secousse mais ont voulu continuer leur cours coûte que coûte.
D'autres encore ont réagi comme il se doit et la cour était pleine d'élèves qui avaient été convenablement évacués.
Cependant les élèves ne sont pas égaux face à la gestion du risque puisque celui-ci dépend du professeur que l'on a devant soi, ce qui est proprement inadmissible.
Interrogés à ce propos certaines réponses d'enseignants laissent pantois : et "s'il y avait une secousse plus grave, on ne pourrait pas évacuer de toute façon", "quand est-ce que l'on sait qu'il y a une réplique ?", "on peut attendre toute la journée dehors en attendant la réplique". "Les élèves vont faire exprès pour évacuer". Pour ma part, en 12 ans d'enseignement n'ont jamais fait "exprès" de signaler une secousse !
Au Collège de Beauséjour de Trinité, la secousse a été puissamment ressentie, cependant certaines classes ont pris du temps pour se décider à l'évacuation.
A Ducos, certaines entreprises n'ont pas évacué leur personnel. Le peu de réaction lors d'un séisme laisse songeur, les martiniquais ne semblent pas tous préparés au 'Big one' alors que tout nous montre que l'activité tectonique est particulièrement importante en cette fin d'année.
Toujours à Ducos, au collège Asselin de Beauville, les élèves ont signalé à un professeur ce séisme, cet enseignant en physiques, a rétorqué aux élèves que "c'était leur imagination" et ils ont continué à travaillé. Selon nos sources les classes ont été peu nombreuses à réagir.
Au Hall des sports de Ducos, une personne chargée d'un groupe d'enfants de 6-7 ans n'a reçu aucune consigne pour mettre en sécurité les enfants en cas de séisme.
En tout état de cause, il est important de comprendre que le respect des règles en cas de risque est primordial. Chacun ne doit pas faire "sa loi" mais se conformer aux règles sécuritaires .
C'est le respect des règles qui garantit le succès ou l'échec de la gestion du risque. Il ne s'agit pas de "penser" mais d'avoir les bons réflexes en cas de séisme. Ces réflexes s'acquièrent en effectuant convenablement les consignes de sécurité. Ils sont assimilés lorsque le protocole est partagé par tous.
L'évacuation systématique des élèves est fondamental y compris dans les situations où "il y a un doute". Il est encore plus fondamental lorsqu'il s'agit d'une vraie secousse !
Mais ici de vraies questions se posent ? En cas d'examen que se passerait-il s'il y a un séisme ?
Sanctionnera-t-on les personnes qui ont évacué ? L'examen sera-t-il annulé ?
Le manque d'informations claires pourrait être la cause de drames futurs.
Il faut que le Rectorat s'implique afin qu'un protocole clair soit appliqué systématiquement et même en cas de secousse de faible intensité.
Plus encore, lorsque l'on réagit correctement on passe pour être ridicule. Il ne s'agit pas d'un jeu !
En matière de gestion du risque à la Martinique les différentes réactions donnent à réfléchir. Si nous avions à faire face à un séisme de force 6 ou 7 sur l'échelle de Richter, les personnes qui ne seraient pas "préparées" pourraient être de véritables danger publics.
Il est temps que les autorités responsables s'inquiètent de la formation des personnels rebelles, car il s'agit de protéger ce que nous avons de plus précieux : nos enfants. Nous devons préparer l'ensemble des martiniquais au BIG ONE parce que, en faisant cela, nous limiterons le nombre de victimes en cas de catastrophe La culture du risque doit être une priorité car nous sommes avec la Guadeloupe, les régions de France les plus concernées par les risques majeurs.
Tout cela est très inquiétant et démontre qu'encore une fois nous ne sommes pas prêts à affronter ce risque. Il est temps de se mettre au travail.
Marie-Line Mouriesse-Boulogne
mercredi 24 octobre 2007
AUTISME : télé responsable ?
Selon ce rapport l'autisme serait plus fréquent dans les régions pluvieuses et dans les cas où les personnes seraient abonnées au satellite. Or, ceux-ci regardent davantage la télévision que ceux qui vivent dans les
A la Martinique nous sommes une région ensoleillée.
Les chercheurs ont aussi trouvé une relation entre le nombre d'autistes et le nombre d'abonnés au câble dans certaines régions.
Le résultat de l'étude est inquiétant : laisser un enfant regarder longtemps la télé avant 3 ans est associé avec une progression de l'autisme. Les scientifiques suggèrent que la télé pourrait agir comme déclencheur.
Selon eux, une bonne part de la progression des 30 dernières années serait attribuable à la démocratisation de la télé.
Nous, à la Martinique nous sommes particulièrement concernés, d'autant que les vacances scolaires de juillet et d'août sont en pleine saison des pluies (tout le monde semble trouver cela normal alors que les petits métropolitains jouissent de leurs vacances pendant la période ensoleillée !). La seule distraction pour les enfants enfermés se trouve souvent la télévision.
Leur hypothèse est cependant vivement contestée, ce qui n'a rien d'étonnant quand on pense aux enjeux économiques liés à une telle découverte.On n'est pas prêts de voir ce genre de révélation mis sur le tapis par les médias !
Sources : Imaginascience, The Register, le rapport (anglais, pdf)
vendredi 12 octobre 2007
France, douce France
C’est une société où l’on ne propose plus de travail
Une société où l’on privilégie l’argent plutôt que la valeur humaine
Une société où on va travailler davantage dans de mauvaises conditions…
Une société où les enfants se suicident et où les adultes sont sous antidépresseurs
Une société où l’on pénalise les malades parce qu’ils consomment des médicaments
Une société qui discrimine et qui écrit des lois contre les discriminations
Une société qui considère les étrangers comme un danger
Au lieu de les considérer comme une chance,
Un renouvellement possible, un brassage des idées
Une société qui leurre les enfants en leur donnant une culture
Qui ne les conduit à aucun espoir d’ascension sociale
Et où l’espoir est synonyme d’expatriation
Une société des clans, des magouilleurs, des escrocs qui, au pouvoir
Acrrochent de leurs crocs tout ce qu’ils peuvent bouffer
Une société de l’irresponsabilité où les dirigeants appellent à une morale qu’ils ne respectent pas eux-mêmes
Une société où les chefs échappent à la justice, car la justice est à deux vitesses
Et la vitesse ne se conjugue pas avec la pauvreté
Une société qui méprise ses enseignants en voulant chaque année leur expliquer leur travail sans les payer correctement
Une société qui fait mine d’être solidaire mais qui crée des lois de clans, pour une classe privilégiée
Vous pensez qu’il s’agit d’un pays sous-développé ?
Non, il s’agit de la France, que je ne reconnais pas,
La France dans ses heures sombres.
J’écris avant que la liberté d’expression n’existe plus,
Car ce que l’on croit acquis est encore à débattre aujourd’hui.
J’écris car les médias me font penser aux médias sous Mussolini, Hitler, Staline
J’écris parce qu’ on est entré dans l’ère du totalitarisme du libéralisme absolu.
Le sacro-saint libéralisme qu’il est inoui de remettre en question, tant un autre modèle semble forcément réactionnaire… Et si on allait de l’avant, vers un modèle respectueux de la valeur humaine et de l’environnement, qui n’idolâtre pas le dieu argent, et si l’on retrouvait la valeur humaine et que l’on s’interrogeait sur d’autres valeurs pour le monde de demain ?
Et si la France du cœur, des valeurs, du bonheur était remise à l’heure ?
Et si la France forte, la France réactive, celle qui crie, qui hurle qui revendique, se réveillait ?
Et si la France des pères, celle des lumières, illuminait encore notre France actuelle ?
Et si la France se nettoyait des salissures qui entachent notre société et discrédite ses dirigeants ?
Et si le citoyen se réveillait pour dénoncer les abus, les excès, les non-dits, les manipulations ?
Et si…
mardi 9 octobre 2007
TELE Française : Le syndrome de la "Fast-info"
Pour quelle raison en est-on arrivé à cette conception "rapide" des débats ?. Dans quel intérêt fait on déplacer des intellectuels, des personnes qui ont produit un livre, qui ont des choses à dire, à transmettre, pour qu'ils fassent en tout et pour tout de la figuration ?
L'émission de Ruquier en est la caricature portée à l'extrême. On invite des personnes que l'on massacre véritablement, soit leur production, soit leur propre personne parfois en faisant référence à leur passé. Mais pour qui se prend-on ? Uniquement pour amuser la galerie. Je trouve ce type d'émission minable et cette façon de faire indigne. Cela me fait penser à un comportement d'adolescents dans une cour de collège, cruels et inhumains où la loi du plus fort règne, en l'occurence la loi de l'image. Quant aux partis-prix affirmés, ils ne valent que ce qu'ils valent, le point de vue d'un groupe de personnes qui n'est pas forcément partagé par tout le monde, qu'ils affirment comme une vérité immuable.
C'est insupportable, pitoyable et enfantin.
Le syndrome de la fast-info est porté à l'extrême dans les actualités d'aujourd'hui. Lorsque comme sur i-télé (une des moins pires) on vous présente un débat, on se croit obligé parce qu'un débat( 'toujours fast' c'est un peu long, n'est-ce pas ?), de vous infliger un bandeau en bas pour vous imposer des actualités qui ne vous intéressent pas la plupart du temps , puisque vous êtes là puisque le débat vous intéresse. sinon vous avez toujours le libre arbitre de fermer le poste !
Le bandeau en question vous gêne, puisque jusqu'à présent... vous voyez ce bandeau défiler...
La dictature du rythme, du spectable à tout-prix, même au prix du sens, en sacrifiant le fond dans le but de donner de la forme atteint tous les débats télévisés. La "chasse aux intellectuels" est lancée. Qu'un intellectuel tente de finir sa phrase ou de développer une idée et on lui explique "qu'on n'a pas le temps". On suppose d'emblée que le cerveau du français moyen a atteint déjà le stade de décomposition avancée. Vous vous rendez compte, une phrase de une minute et l'audimat flanche.
C'est sûr, les chaînes actuelles ne se font pas les vecteurs de la culture, heureusement qu'il y a des chaînes publiques...
De vrais débats sur des questions de fond, et où on laisse les invités s'exprimer.. A quand ? Utopie ?
Quand à ces "novelas" de plus en plus nombreuses en France, actrices dynamiques de la lobotomisation des français, vides de sens et de moralité, vides mêmes , on se le demande, de scénarios... et où même sans être doublées, on se demande si elles ne sont pas doublées... tant elles sont mal jouées, à quand des quotas ? On a atteint la saturation. C'est une question de santé mentale publique.
Il ne s'agit pas là, de manière réactionnaire, de me faire nostalgique de la télé d'antan, mais on peut concilier divertissement avec enrichissement et non pas sytématiquement avec abrutissement. Une série télé peut-être divertissante. Personnellement je ferme le poste quand je considère que l'émission porte atteinte à l'intégrité de mon cerveau.
Je ferme souvent le poste.Mais je ne désespère pas. J'espère que vous serez nombreux, vous aussi à réagir en fermant le poste.
vendredi 5 octobre 2007
On n’est pas égaux face à l’impôt en France
La classe moyenne paye....paye et paye.
administration, une contribution commune est indispensable...
Elle est censée être proportionnelle aux revenus. Mais c'est un mythe en France, on le sait bien.
- La contribution doit être équitable
- La contribution doit servir aux dépenses de l’état pour son fonctionnement et pour les dépenses d’entretien. (et non pas pour faire des cadeaux aux copains industriels)
Ces principes sont bafoués par l’état français.
Cependant en surtaxant la classe moyenne l'état fait baisser ses rentrées fiscales. Lorsqu'un français travaille 8 mois de l'année pour l'état et 4 pour lui, il n'est pas très encouragé à travailler davantage. Pour lui ? ou pour l'état ?
Or ce qui coûte cher à l’état, c’est précisément le chômage. Chaque individu au chômage dans ce pays ne cotise rien, et a droit à tout et donc est une lourde charge pour la société. Pour augmenter les recettes de l’état, il faudrait faire du plein emploi et pour faire du plein emploi, il faut obliger les entreprises à embaucher. Il ne faut pas que les petits salaires aient intérêt à toucher le RMI !
Les classes moyennes se paupérisent en France .Aux Antilles on ressent la pression fiscale encore davantage car elle est plus forte ; plus de TVA (à cause de l'inflation), plus d'octroi de mer (augmentation), plus de taxes sur les carburants (on est tout le temps dans des embouteillages) etc...
Une famille dont les deux parents travaillent et qui ont des enfants scolarisés se fait véritablement plumer. D’ailleurs les banquiers le savent bien, ils vous disent que à partir de trois enfants, ce n’est « pas bon ».
Autrement dit, traduisons : les familles actives, dites intégrées, qui assurent de surcroît la relève en matière de population, qui ont l’idée saugrenue de construire ou d’acheter une maison, et deux voitures, sont les idiots du village en France.
- l’impôt le plus injuste : la TVA ils le prennent de plein fouet à cause du nombre d’enfants (car il faut consommer quand on a une famille ne serait-ce pour les nourrir les enfants). Vous payez cette taxe à chque fois que vous achetez quelque chose, même une banane.
- La taxe sur les carburants (il faut bien aller au travail et l’état n’a pas encore mis en place un transport en commun qui donne envie d’abandonner la voiture, de toute façon, ils ne le feront pas car ils n’ont pas intérêt financièrement à la faire).
- L’octroi de mer : double TVA aux Antilles, que l’on subit sans mot dire mais qui est foncièrement injuste, l’octroi de mer vous le payez à chaque fois que vous achetez quelque chose et parfois même des produits locaux (aberrant non ?)
- L’impôt sur le revenu. Un mois de salaire s’en va à payer cet impôt. Personne ne semble trouver cela injuste, mais cela devient injuste quand les prix montent et que votre salaire lui, n’augmente pas et que l’état continue à pratiquer les mêmes calculs.
- La taxe d’urbanisme (s'ils ont fait l'erreur d'acheter une maison !)
La taxe foncière
- La taxe d’habitation.
- La CSG non déductible.
- La RDS
- La contribution solidarité
Et les dépenses forcées sur décision de l’état : les assurances, les banques (on est obligé d’avoir un compte en banque en France et elles se sucrent sur nos comptes à chaque fois que l’on est débit, en contrepartie elle ne rémunèrent pas les comptes créditeurs)… mais personne ne dit rien. Les intérêts de l’épargne sont ridicules comparés aux intérêts des débits… Tout est normal. Vous vous prenez du 14 % en France lorsque vous êtes débiteur, vous avez du 2, 3 % quand vous épargnez mais c’est normal.
Les français semblent oublier que la banque est à notre service. On n’est pas au service de la banque.
C’est vrai que les banquiers français avec leur arrogance vous donnent l’impression qu’ils ont tous les droits… et c’est vrai aussi que l’état se désengage de plus en plus pour réguler ce genre de pratiques. Mais les consommateurs ont aussi leur mot à dire . Les citoyens doivent dénoncer les pratiques abusives.
C’est bien là le problème, la règle est à la soumission. Pourquoi tant de soumission ?
Une telle situation devrait conduire à de fortes revendications sociales, on devrait être dans les rues…
Marie-Line Boulogne.
dimanche 30 septembre 2007
Croissance es-tu là ? Si tu es là frappe un coup.
Une croissance se traduit par l’augmentation de la production industrielle et agricole en raison de l’augmentation de la demande et de la forte consommation des ménages. En France les croissances se sont toujours accompagnées de hausses des salaires et d’une augmentation du pouvoir d’achat.
- on peut augmenter les salaires.
- L’Etat fait une politique d’emploi ; Il embauche massivement des fonctionnaires, les fonctionnaires consomment, cela rapporte à l’état et aux agriculteurs et aux industriels. Les USA embauchent massivement . Ils investissent dans l’armement. Le chômage est faible car les catégories défavorisées ont une possibilité d’embauche en tant que fonctionnaire de la défense. En contrepartie le coût du chômage est faible.
On peut aussi inciter les industriels à embaucher par des mesures fiscales intéressantes lorsque l'entreprise augmente sa masse salariale.
- Etat peut encourager les naissances par des incitations fortes. La consommation augmente, entraînée par la consommation des ménages.
la hausse de la consommation ne pourra se faire sans revalorisation des salaires et /ou en tenant compte de l’inflation. Ou encore, sans toucher les salaires mais en contrôlant les prix… et au besoin en les fixant.
C’est quand même le Général de Gaulle qui a eu l’idée de nationaliser les banques, les transports, l’énergie en France. C’est amusant que des personnes qui se soient réclamées du gaullisme aient tout simplement détruit l’héritage gaulliste. Rappelons que, lui, De Gaulle avait créé une forte croissance dans une période de crise !
Les français souffrent d’une inflation galopante depuis le passage à l’euro, qui assorti d’une liberté des prix non contrôlée sérieusement, a conduit à une situation exceptionnelle, d’autant plus exceptionnelle qu’elle est sous-estimée voire niée par les pouvoirs publics.
Or, l’inflation voit grimper les taux d’intérêt. Plus l’inflation est forte, plus les profits des banques augmentent… Les banques ont donc intérêt à ce qu’il y ait inflation.
Les salaires devraient augmenter ou … les prix être fixés. Les prix de l’alimentaire devraient être détaxés par exemple, toujours dans un souci de justice sociale.
Le quotidien du français moyen n’est plus ce qu’il a pu être dans les années 70-80. Même en pleine crise pétrolière, le quotidien du français moyen était meilleur qu’aujourd’hui car nous connaissons une crise grave en France masquée et minimisée .
Dans les années 70 nos parents (ou grands-parents pour les jeunes) ont connu une croissance sans précédent, voyant leur pouvoir d’achat augmenter considérablement. Cela a pu se faire avec une forte hausse des salaires qui a causé une forte demande en biens de consommations (produits industriels comme voiture, réfrigérateur, électroménager… et divers). Une croissance a lieu lorsque l’on n’hésite pas à prendre des mesures pour relancer la consommation. Cela peut se faire soit :
- en augmentant les salaires
- soit en dévaluant la monnaie
- soit en fixant les prix
Si on ne prend aucune de ces mesures, on n’est pas prêt de voir l’ombre d’une croissance. Ce n’est pas en engraissant ceux qui sont déjà des privilégiés et qui ne consomment pas que l’on crée de la croissance.
L’état français contrôle t-il les banques ?
Non.
Contrôle –t-il les grands distributeurs ?
Non
Livré à lui-même le secteur privé fait sa propre loi. Il augmente les prix sans discontinuer et la fameuse loi de la concurrence ne marche qu’en théorie car en pratique les consommateurs ne voient pas leur intérêt, ils sont véritablement vampirisés par les grands distributeurs, les banques et l'état via les très nombreuses taxes qui ne concernent qu'une partie de la société .
- Détaxer les produits alimentaires et de consommation courante (pas de TVA, pas d’octroi de mer) serait sans doute une bonne solution. Mais l’état acceptera t-il de faire le sacrifice de ces revenus pour avoir l’intelligence de récupérer ailleurs, par exemple dans la consommation d’autre types de produits et de services et satisfaire ainsi le désir normal de « mieux vivre » ?
Reconsidérer les impôts des familles de travailleurs avec une famille nombreuse serait également une solution.
Ou Reconsiderer les fameuses allocations familiales beaucoup trop faibles pour les familles de trois enfants, pour relancer la consommation.
Obliger les entreprises qui dégagent de gros bénéfices à embaucher 5% d’emplois par an par exemple.
Quelles mesures pourrait-on prendre pour juguler l’inflation ?
Il faudrait bien évidemment stabiliser les prix. Trop d’inflation conduit inévitablement à une crise économique. Car l’inflation aura des retombées économiques et sociales.
- Elle détruit l’effort d’épargne et dérègle les échanges avec l’extérieur
- Elle met en difficultés les ménages
- Elle crée des conflits sociaux.
L’état réagit en général en augmentant les impôts… pour financer les investissements. Il développe une politique d’appel à l’épargne (Ce que le gouvernement de Mr Sarkozy a fait en faisant passer le carnet d’épargne à 3%). Les entreprises sont donc les grands bénéficiaires de cette mesure.
Mais cette mesure maintient les inégalités de salaires. En France, certains fonctionnaires ont de très hauts salaires alors que d’autres ont vu leur salaires geler depuis les années 90. Actuellement en matière de salaires on ne connaît pas de réchauffement climatique.
Dans l’éducation Nationale les salaires sont ridiculement bas et les fonctionnaires de nos îles, malgré les fameux 40 % souffrent également car l’inflation a été importante et les 40 % sont censés permettre aux fonctionnaires d’avoir un pouvoir d’achat équivalent à celui de la métropole. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. D’ailleurs les salaires des instituteurs et des professeurs en France sont très bas. On se demande là encore comment et pourquoi ils ne sont pas plus souvent et plus nombreux dans les rues. Les fonctionnaires de la classe moyenne en France ont besoin de l’aide de l’état pour payer une caution de loyer à l’heure actuelle !
La hausse des prix à l’intérieur de la France rend les exportations peu avantageuses pour les pays qui achètent. L’exportation des produits nationaux devient difficile et les entreprises françaises ont tendance à délocaliser pour échapper à cela et pour éviter de payer les charge sociales…
Si le solde déficitaire est important et durable, il met en danger l’équilibre de la balance des paiements.
Marie-Line Boulogne.
lundi 17 septembre 2007
PESTICIDES EN MARTINIQUE : TROP c'est TROP
En effet, suite à une plainte déposée par l'association des producteurs agricoles de la Martinique, et soutenus par le Rapport du cancérologue Belpomme, la question de l'utilisation de pesticides comme le chlordécone et le paraquat à la Martinique est à l'ordre du jour.
Selon LE FIGARO ce monsieur Louis Daniel Bertome serait assimilable à la pensée de TOUS LES MARTINIQUAIS. Puisque les doutes de CE monsieur deviennent dans leur titre les DOUTES DE TOUTE LA MARTINIQUE...
Qui est ce monsieur ? Il est président de la Chambre d'agriculture. On ne va tout de même pas être étonné que le président de la Chambre d'agriculture ait des "doutes" sur la dangerosité de la politique agricole menée à l'heure actuelle ! Il ne va tout de même pas dire : "Je cautionne des activités et des pratiques qui conduisent à tuer les gens..." Ceux qui s'attendent à cela vivent sur une autre planète.
Je tiens à expliquer au Figaro que la Martinique est une île de plus de 390 000 habitants, que Monsieur Louis Daniel Bertome n'est pas LE SEUL habitant de l'île et que les martiniquais ne vivent pas TOUS DE LA BANANE ni des faveurs du LOBBY DE LA BANANE.
La plupart des martiniquais, en dehors de cette minorité que l'on veut présenter comme une majorité (les bananiers sont puissants et s'engraissent des subventions de la banane), la majorité des martiniquais donc, SUPPORTE MAL LA BANANE et voudrait s'en débarrasser car elle EMPOISONNE LES MARTINIQUAIS. La banane ne nous apporte RIEN dailleurs on l'achète ici plus cher qu'en métropole, rien de bon, que des ENNUIS DE SANTE.
Les pesticides utilisés menacent nos oiseaux, nos abeilles, créent un désastre écologique dans un des lieux les plus riches en biodiversité de France.
Nous sommes en effet les champions du cancer du col de l'utérus, de la prostate et de divers cancer des os et du sang. Nous sommes les champions des maladies dites rares, qui ne sont pas rares du tout chez nous ! Nous avons de nombreux cas d' Alzheimer.. Tout le monde sait et sent bien qu'il y a chez nous un grave problème de santé publique.
S'il n'y a pas eu d'enquête sanitaire sérieuse sur la question, c'est précisément que l'état s'est rendu complice de ces pratiques. Il est donc fortement impliqué dans les nombreuses autorisations données aux planteurs pour utiliser ces pesticides reconnus au niveau international comme extrêmement nocifs. Il est impliqué pour avoir subventionné la banane.
De plus la banane est une culture qui n'est pas adaptée à notre île, au moindre coup de vent elle est à terre et cela fait le bonheur des planteurs qui valsent de subventions en subventions.
La banane coûte cher et en plus elle nous coûte cher. Il est temps que les médias cessent d'être manipulés par le lobby de la banane.
Après DEAN, le secrétaire d'Etat survole la Martinique, qu'est-ce qu'il en conclue : Les bananes ont été fortement touchées... C'est gravissime. A un tel niveau... Alors que les écoles, les lycées, les maisons, le réseau EDF et France Telecom... sont sinistés, le lobby a réussi à transformer DEAN en unique désastre agricole. Quelle performance ! Chapeau !
Nous les martiniquais de la majorité, nous soutenons le courageux Professeur Belpomme pour son engagement dans un combat que nous espérons nous donnera raison, car je n'en doute pas les combats pour la santé et pour la protection des hommes et de l'environnement sont des combats justes, ceux qui s'y opposent paieront tôt ou tard ces prises de position.
samedi 8 septembre 2007
DEAN ou l’échec de la prévention.

Le contexte est troublant et doit conduire à des remises en question quant à la politique de communication à adopter face aux risques.
Lundi 13 Août : Sur le site du NHC (National Hurricane Center) on affiche déjà une carte de la probable trajectoire de Dean. La dépression DEAN qui se transformera en cyclone avant de passer sur notre île jeudi est prévue sur la Martinique . Le même jour la « Météo des cyclones » sur RFO note la menace probable de passage de la dépression, et passe rapidement à une autre dans le Golfe du Mexique.
Mardi 14 Aoû
t : Alerte jaune. Personne dans l’île ne semble au courant ni savoir à quoi cela correspond si bien que :
Mercredi 15 août, jour férié, on passe à l’alerte orange. Je signale la chose à des personnes que je visite au Lorrain et au Morne des Esses. Personne ne semble au courant. Ah bon ? Bof.
Les fêtes patronales sont maintenues.
Jeudi 16 Août : Affolement général- La Martinique apprend qu’elle doit faire des provisions, se préparer à un cyclone de force 2 ou 3 ? en une journée, tout en restant au travail, car l’alerte rouge passe à 17 heures (fermeture des bureaux etc…). Les travailleurs doivent donc se « préparer » à un cyclone entre 17 h et 21 heures, car les premiers signes du cyclone se font sentir à cette heure . Autrement dit , on doit rentrer ses plantes, retirer les objets qui risquent d’être des projectiles, mettre du scotch sur les vitres, attacher les bêtes ou les mettre à l’abri, s’occuper de son bâteau, l’amarrer au besoin ou le mettre à sec, calfeutrer les ouvertures de sa maison, faire des provisions (si on ne les a pas faites avant), recueillir ou aider des personnes qui sont dépendantes de nous (personnes âgées ou autres) entre 17 h et 21 h. Imaginons quelqu’un qui a des bêtes, un bâteau, une maison à sécuriser, qui s’occupe de deux personnes âgées et qui travaille, je n’ose même pas imaginer !
Mon amie Michèle arrive de France avec ses cinq enfants à 15 heures et doit préparer sa maison, faire des courses dans l’affolement général et avec six heures de décalage horaire. Inadmissible, si l’alerte rouge avait été déclenchée plus tôt, le vol aurait été annulé, ce qui valait mieux.
Jusqu’à 17 heures l’activité avait été maintenue sur l’aéroport. Je ne parle même pas des employés de l’aéroport qui doivent en principe, se préparer eux aussi.
C’est un principe très connu des psychologues et qui conduit à la folie, c’est ce que l’on appelle la double contrainte. On met quelqu’un dans l’obligation de faire quelque chose et on lui enlève tous les moyens de le faire correctement. Quoiqu’il fasse, c’est mal fait et cela crée une angoisse. C’est exactement ce qui s’est passé lors du passage de DEAN :
Il est demandé aux personnes de préparer le passage du cyclone et on les maintient au travail.
Dois-je ne pas aller au travail pour préparer ma maison ? Auquel cas je serais une bonne mère ou un bon père et j’assure la sécurité de mes enfants et la mienne.
Dois-je aller au travail et faire preuve de professionnalisme, ainsi je montre mon sérieux ?
Dans le deux cas je fais un choix qui annule l’autre. Je suis dans l’angoisse.
Cette situation est de plus en plus fréquente dans l’administration. On demande et exige des éléments (pour satisfaire démagogiquement les attentes des populations et les exigences de qualité de service) et on ne donne pas les moyens pour effectuer ces travaux. L’éducation Nationale connaît bien ce type de fonctionnement, c’est pour cela qu’il y autant d’enseignants à Colson. Puisque de toute évidence l’échec ne vient pas de celui qui donne un ordre mais de la personne qui n’a pas pu y répondre.
Remarque : Si l’alerte orange avait été passée mardi matin, certaines personnes auraient pu déjà prévoir pour les courses et préparer leur maison le 15 août, jour férié.
Obstacle majeur : A Météo-France on a peur de se tromper, car on n’a pas intégré son rôle. Le rôle de Météo-France est d’informer sur le risque, au besoin le quantifier : il y a 15% de risque, 50 %, 90 % que cela nous concerne…. Et non pas d’étaler ses doutes. Le rôle de MF est d’inciter la population à prendre au sérieux ces risques météorologiques et non pas de toujours imaginer qu’ils ne nous concerneront jamais.
Problème préfectoral : Les puissances d’argent de la Martinique font pression pour que l’on ne perturbe pas l’ « activité économique ». Intéressant comme raisonnement lorsque ce genre d’erreur coûte 200 millions d’euros de réparations ! Il est important que le Préfet, responsable de la sécurité civile à la Martinique sache que malgré les pressions faites, il doit rester froid et décider en fonction de l’intérêt général de la population, ce qui je sais ne doit pas toujours être évident. Et puis finalement c’est plutôt bien pour certains qu’il y aient des dégâts. C’est comme en temps de guerre, c’est pas tout le monde qui trinque.
Revenons au système d’alerte :
Vert : tout va bien : alors pourquoi ce code inutile ?
Jaune : Soyez attentif : Ne sert à rien. DEAN nous l’a montré. Personne ne se sent concerné, et même pas le chef de la Météo.
Orange : Utile mais connaît-on sa signification ? D’ailleurs un système qui réclame une explication est un MAUVAIS SYSTEME.
ROUGE : Préparez-vous _ Oui, c’est utile mais lorsque l’on passe en alerte rouge à 17 heures, on espère bien s’être préparé avant sinon c’est une véritable catastrophe !
VIOLET : Confinez-vous : ridicule et inutile. On est passé en violet en pleine rafales de 150 km h, est-ce que l’on a attendu le violet pour se confiner ?
GRIS : Utile surtout pour la sécurité civile et pour savoir quant on est autorisé à sortir. Mais pourquoi gris ? Symboliquement il y a mieux, ! Bleu se serait plus positif, retour au beau temps !
Si on analyse ce système, on en vient à la réflexion, mais pourquoi diable a-t-on changé de système d’alerte car l’ancien était nettement supérieur. Si l’on change c’est pour faire mieux sinon on a la sagesse de s’abstenir.
Revenons à la politique de communication des informations météo.
Le mercredi 15 août au soir, dans le journal de RFO Jean-Noël De Grace annonce solennellement que nous serons concernés par des vents forts, qu’il faut se préparer, et dans un même temps dit qu’il s’agit d’un « petit phénomène » et qu’il est possible qu’il passe au nord.
De quoi démobiliser les sceptiques, aux cerveaux anesthésiés par deux décennies de fausses alertes.
Sur Télé Martinique du 16 Août au soir, lors de la Météo des Cyclones, Yves Bussy se voit ravir la vedette lorsque les choses deviennent sérieuses.
Sur ATV, un bulletin passe à midi le jeudi 16 août, jour du cyclone. Il affirme à midi que l’on passera « peut-être » en alerte orange alors que l’ on est déjà passé en alerte orange. On diffuse donc un bulletin obsolète le jour d’un cyclone ! Les jeunes écriraient LOL sur leurs SMS.
Le même, jour, dans la presse, France-Antilles affirme dans la sublime rubrique « Faits divers » (faits d’hiver ?) que le cyclone devrait passer au nord…. No comment.
Tout ce fatras d’informations contradictoires montre que les personnes concernées ne comprennent pas leur rôle. Il s’agit d’avertir pour provoquer des habitudes préventives avant un risque majeur, et dans ce contexte la question du doute n’a pas de place, car elle s’insère tout naturellement dans le fait météorologique. Je crois que l’on prend nos compatriotes pour des imbéciles. Les martiniquais savent bien qu’un cyclone peut dévier, passer au nord etc… Nul n’est besoin de leur répéter. Il faut leur dire que le risque est important et insister pour que la préparation se fasse car c’est cette préparation qui limite les dégâts.
Désolée à Monsieur De Grace, mais, la prochaine fois, on te demande de nous dire si oui ou non il y a risque, si celui-ci est important, et que tu nous donnes le maximum de précisions possibles sur la nature de la bête, et évite de nous étaler tes doutes qui ne servent à rien sinon à démobiliser une population qui DOIT être mobilisée, d’autant que cela faisait plus de 2O ans que cette population n’avait pas connu de phénomènes cycloniques.
Et bonsoir Chez vous.
Marie-Line MOURIESSE-BOULOGNE
